Ballet de l'Opéra National de Bordeaux
Patrimoine français à partir de Louis XIV, le ballet porte en lui une histoire, une idéologie, une esthétique. Dès le XVIIIème siècle, la danse acquiert à Bordeaux une dimension prestigieuse et créative qui se poursuit au siècle romantique. Fidèle à ce passé tout au long de son existence, le Ballet de l’Opéra de Bordeaux, à partir des années 1990, a su ouvrir son héritage classique à la modernité au contact de nombreux chorégraphes.
A son arrivée à la direction de l’Opéra de Bordeaux, Thierry Fouquet a nommé le danseur étoile Charles Jude directeur du Ballet de l’Opéra de Bordeaux, en septembre 1996. A la tête d’une troupe de 38 danseurs et avec la collaboration d’Eric Quilleré, maître de ballet, Charles Jude privilégie la constitution d’un répertoire classique en remontant les plus grands ballets classiques dont il signe certaines chorégraphies : Casse-Noisette (1997), Giselle (1998), Coppélia (1999), La Belle au bois dormant (2000), Le Lac des cygnes (2002), Le Prince de bois (2003), Don Quichotte (2006) et à faire entrer au répertoire de la compagnie de nombreuses œuvres célèbres classiques et néo-classiques : hommage à Marius Petipa (1997 et 2001 avec Raymonda, Paquita, Don Quichotte pas de deux…), Continuo et Jardin aux lilas d’Antony Tudor en 1999…
Conscient du précieux héritage laissé par les Ballets de Serge Diaghilev, Charles Jude inscrit ainsi au répertoire de la compagnie les ballets de Vaslav Nijinski (L’Après-midi d’un faune en 1996), de Michel Fokine (Petrouchka, Le Spectre de la rose en 1998), ou encore de Léonide Massine (Le Tricorne, Parade en 2003).
Il poursuit ce travail avec les chorégraphies de Serge Lifar (Icare en 1996, 2001, 2003 et Suite en blanc en 2001), et de George Balanchine (Apollon et Le Fils prodigue en 1996 et 2003, Les Quatre tempéraments en 1997 et 2002, puis Serenade, Who cares ? et Sonatine en 2004).
Il propose chaque saison un nouveau programme comportant tantôt des chorégraphies néo-classiques, tantôt des ouvrages issus de la Modern Dance ou de facture contemporaine ; l’occasion pour la compagnie d’aborder un autre travail :
Les Quatre Saisons (1997) de Paolo Bortoluzzi, Aunis (1997) de Jacques Garnier, Troy Game (1998, 1999) de Robert North, The Envelope (1998, 1999) et Brothers (1998) de David Parsons, Trois Préludes (1998) de Ben Stevenson et Before Nightfall (1998), Purcell Pieces (1999) de Nils Christe, Hydrogen Jukebox (1999) créé pour la compagnie par Carolyn Carlson. Auréole et Le Sacre du Printemps de Paul Taylor (2002), La Pavane du Maure (2002) de José Limón, Sextet de Thierry Malandain (2003), Le Messie de Mauricio Wainrot (2005).
Parallèlement, aux tournées qui se développent (Japon, Etats-Unis, Espagne, Italie, Paris, Kiev, Lausanne…), la compagnie participe aux nombreux « Hommages à Rudolf Noureev » organisés en 2003 à Bordeaux, Monaco, Tokyo, Moscou, se rend au Festival International d’Edimbourg en août 2003, au festival du Printemps de Budapest en mars 2004, à Saint Pétersbourg (théâtre Mariinski), au festival de La Havane en novembre 2004, au festival Diaghilev aux Pays-Bas en janvier 2005, en Italie en février, en Sicile en mai 2005 et enfin obtient le prix du meilleur ballet étranger à Cuba.
Le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux a reçu le prix Serge Lifar à l’issue d’une représentation de Suite en Blanc et Icare au Grand-Théâtre de Bordeaux en novembre 2001, ainsi que le prix Herald Angels remis lors de sa participation au Festival International d’Edimbourg.
Saison 2009-10
Saison chorégraphique du Ballet de l'Opéra National de Bordeaux :
Le Sacre du printemps...du 16 au 25 octobre
Le Lac des cygnes du 17 au 31 décembre
Quatre tendances /2 du 8 au 14 mars
Le Messie du 30 juin au 6 juillet
Les artistes