Blandine
Staskiewicz

Mezzo-soprano Invité

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C’est dans le rôle-titre d’Athalia de Händel avec Paul McCreesh au Festival d’Ambronay, que Blandine Staskiewicz attire l’attention du public, confirmant rapidement ses qualités vocales et théâtrales en Dorabella de Così fan tutte de Mozart avec Opéra Eclaté puis Siebel dans Faust de Gounod à l’Opéra de Saint-Étienne. Sa participation au premier Jardin des Voix (2002) dirigé par William Christie achève de l’imposer sur le devant de la scène.
Rapidement, la brillance du timbre et son époustouflante virtuosité lui valent de participer à des projets mémorables : les rôles de Medoro dans Orlando Furioso de Vivaldi (meilleur disque aux Victoires de la Musique 2005) et d’Ottone (La Griselda, Vivaldi) au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avec l’Ensemble Matheus, Frédérick (Mignon, Thomas) au Capitole de Toulouse et à l’Opéra d’Avignon, les rôles-titres dans Callirhoé de Destouches et Sémélé de Marin Marais avec Hervé Niquet aux Festivals de Beaune et de Montpellier Radio France, puis Aloès dans L’Étoile de Chabrier à l’Opéra-Comique avec John Eliot Gardiner.
En concert, l’essor de sa carrière est tout aussi rapide et Blandine Staskiewicz chante sous les baguettes les plus illustres : L’Enfant et les Sortilèges de Ravel à Montréal avec Kent Nagano, Messe en si mineur de Bach avec Les Musiciens du Louvre (enregistré chez Naïve à la suite d’une vaste tournée européenne) ou encore le rôle de Piacere de Il Trionfo del Tempo de Händel de nouveau avec Marc Minkowski, dans Elias de Mendelssohn avec Kurt Masur à Radio France et dans le rôle d’Enrico (Elisabetta, Rossini) au Théâtre royal de La Monnaie de Bruxelles.
L’agilité et la facilité saisissante des aigus lui ouvre un large répertoire couvrant plusieurs siècles, allant de Rossane dans Alessandro de Händel ou Gilade dans Farnace de Vivaldi (sous la direction de George Petrou à Wiesbaden, Versailles, Athènes et Halle), Cherubino dans Le Nozze di Figaro ou Despina et Dorabella dans Così fan tutte de Mozart à Urbain dans Les Huguenots de Meyerbeer, sans oublier Metella de La Vie Parisienne d’Offenbach ou Melantho dans Pénélope de Fauré et Ruggiero dans Tancredi de Rossini, deux œuvres données à Bozar, sous la direction respectivement de Michel Plasson et de Giuliano Carella.
Elle défend ces partitions dans la plupart des grandes salles et des prestigieux festivals européens : le Théâtre des Champs-Élysées, le Théâtre du Châtelet ou l’Opéra-Comique à Paris, l’Opéra de Versailles, l’Opéra de Lyon, le Théâtre du Capitole de Toulouse, l’Opéra de Genève, le Théâtre de La Monnaie et Bozar à Bruxelles,
La discographie de Blandine Staskiewicz est impressionnante et d’une variété remarquable : citons par exemple Proserpine de Lully et du Carnaval de Venise de Campra, puis Les Fêtes de l’Hymen de Rameau avec Hervé Niquet et Le Concert Spirituel (suite à des concerts à Bozar, au Théâtre des Champs-Élysées et à l’Opéra Royal de Versailles), un disque de mélodies inédites de Massenet chez Erol et le rôle de Galatea dans Aci, Galatea e Polifemo de Händel chez Glossa avec La Risonanza. Son disque d’airs italiens virtuoses intitulé Tempesta, avec Les Ambassadeurs dirigé par Alexis Kossenko (label Glossa) reçoit l’Orphée d’Or du Patrimoine Baroque à l’Académie du disque lyrique 2015.
Ces dernières saisons, elle a noué des relations privilégiées avec le chef-violoniste Thibault Noally et son ensemble Les Accents. Avec ces musiciens, elle a chanté trois ouvrages majeurs : l’opéra Bajazet de Vivaldi, l’oratorio Il Trionfo della Divina Giustizia de Porpora, l’opéra Mitridate d’Alessandro Scarlatti. Paru en mai 2018 sous étiquette Aparté, leur disque Oratorio, consacré à la musique sacrée italienne du XVIIIe siècle, a reçu un accueil enthousiaste de la presse.

 

Mise à jour le : 17/05/2019

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